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-400000 présence humaine en Algérie , âge attribué aux restes de "l'Atlanthrope", découverts dans les sédiments du lac préhistorique Ternifine, en Oranie. L'Atlanthrope était un contemporain, et un parent, du Sinanthrope et du Pithécanthrope de Java. Des ossements ont été retrouvés au milieu des outils de pierre taillée qu'il fabriquait. Des outils du même type ont été retrouvés sur d'autres sites attestant la présence de l'homme primitif. A cette époque, l'Algérie était peuplée d'éléphants dont certaines espèces se maintiendront jusqu'à l'époque historique, mais aussi des rhinocéros, de phaccochères, d'hippopotames, de girafes, de bubales... "Ce sont les rives du Tchad et du Zambèze, transportées dans le Maghreb et au coeur du Sahara ; c'est un paysage de savanes tropicales, d'oueds pérennes, de lacs et de marais dans lesquels se déroulent les civilisations du paléolithique inférieur". La civilisation Atérienne, site de Bir-El-Ater, au sud de Tebessa, civilisation reliée à l'ensemble moustérien (paléolithique moyen). La civilisation Capsienne (Homo-Sapiens) aux environs du VIIème millénaire avant notre ère. premiers hommes de notre espèce qui se soient manifestés an Afrique du Nord. Partis du sud contantinois, les Capsiens, suivent la ligne des chotts, et se répandent dans l'ensemble du Maghreb. Ils peuvent être considérés comme les ancêtres des Numides, mais ils ne franchiront pas l'Atlas Tellien. La côte était occupée à cette époque par des Ibéromaurissiens, apparentés au type Cromagnon. Malgré leur faible niveau de culture, ils s'adaptèrent à la civilisation néolithique comme les Capsiens. Progressivement refoulés, ils se maintiennent pourtant jusqu'à l'époque historique. Les Capsiens, eux, adoptent les industries néolithiques et gardent leur forme de vie. En Algérie, on assiste, d'une façon frappante, au voisinage immédiat de l'histoire et de la préhistoire. Hérodote et Saluste portent témoignage sur les formes maghrébines de la civilisation néolithique. Il faut souligner, que c'est au Sahara, que la civilisation néolithique devait connaître ses plus belles réussites. Qu'il s'agisse de peintures du Tassili-N'Ajjers, et du Tassili du Hoggar, qu'il s'agisse de pierres taillées et polies, comme on peut en voir dans la magnifique collection du musée du Bardo, on découvre des oeuvres achevées d'une étonnante perfection technique. Et les fresques si importantes sur le plan documentaire, témoignent du goût artistique des Sahariens de la Préhistoire. Certaines pierres sculptées et lissées, qui représentent des animaux, bovidés ou gazelles, ont une puissance d'évocation étonnante. gravures rupestres sahariennes du Tassili des Ajjer (3 000 ans av. J.-C.). Chasseurs puis pasteurs et cultivateurs, les Berbères sorganisèrent en tribus et en confédérations, que les Grecs distinguaient sous les noms de libyques, numides et maures.
le langage berbere s'appelle TAMAZIGHT n'a rien avoir avec l'arabe, ni l'hebreu, ni le
punique, les berbères descendraient selon une légende du peuple atlante ceux ci seraient arrivés en afrique du nord par les iles canaries.
VIII° VI° siècle av JC
Les Phéniciens fondèrent Carthage vers l'année 814 avant J.C., -734 les corinthiens fondent syracuse en Sicile VII° av JC les nabatéens Hérodote, au V siècle avant J.C., nous a laissé un apeçu sur le cadre de vie et sur les habitudes des Numides : "A l'Est du fleuve Triton, vivent les Maxyès, peuple de laboureurs sédentaires possédant des maisons. Selon la tradition, une moitié de leur tête est rasée, l'autre moitié arbore une longue chevelure ; ils se teignent le corps au henné. Ils prétendent descendre des Troyens. La région où ils vivent, montagneuse, plus boisée que le territoire des Nomades, plat et sablonneux, comme d'ailleurs le rste de la Lybie vers le Couchant, abonde en fauves et animaux sauvages de grande taille : lions, éléphants, ours, ânes cornés, bracochères, cinochéphales, serpents . . . " Hérodote nous renseigne aussi sur l'organisation de l'agriculture et les hauts rendements agricoles de la région. Il est difficile de déterminer avec exactitude l'origine des Numides, mais l'hypothèse de l'origine troyenne émise par les propos maxyès, est acceptable. Salluste affirme, par ailleurs, que les Massyles et les Massaéysyles auraient été amenés par Hercule, au cours de son périple vers l'Espagne. Strabon confirme Salluste en ce qui concerne l'authenticité d'Hercule, ce fabuleux roi Assyrien, qui serait venu d'Asie avant Cyrus. Malgré l'ignorance profonde où nous nous trouvons en ce qui concerne la Numidie jusqu'au IV siècle avant J.C., tout laisse supposer que son développement a suivi le même itinéraire que celui des peuples méditérranéens. Hérodote rapporte que des relations
commerciales se dévelopèrent très tôt entre Phéniciens
et Numides, favorisant ainsi la pénétration de la langue et de la
culture puniques assez profondément dans le pays. -348: premiere convention
entre Rome et Carthage. Au IIIe siècle avant J.C., la Numidie masséylienne était gouvernée par Syphax qui chercha à helléniser son pays, comme le faisaient à cette époque, les autres peuples de la Méditerranée. Il fut d'abord l'allié des Romains contre Carthage puis l'influence de son épouse Sophonisbe le fit changer de camp. Il fut battu et fait prisonnier par Scipion. première guerre punique (264-241 avant J.C.) -247: naissance d'Hannibal
(carthaginois). Carthage dut faire face à la guerre de mercenaires, et fut aidée par la cavalerie numide du prince Navarase. Au cours des années qui suivirent cette guerre, la puissance carthaginoise s'affaiblit, ce qui permit au roi des Massyles, Gala ( grandpère de Massinissa), d'entreprendre la conquête des villes côtières, dont Hippo-Régius, qui devint sa capitale. Il fut reçu triomphalement par la population qui chassa les Carthaginois. Plus ancienne que Carthage, HIPPONE (Hippo-Regius) garde des vestiges impressionnants de cette période ; on suppose que sous les ruines de son passé romain se trouve une ville punique. L'imposant mur préromain n'en est-il pas une preuve ? Hippo-Regius fut conquise par Gaia, père de Massinissa, qui en fit une des capitales de son royaume.
-235: triomphe de T. Manlius Torquatus sur les Sardes.
"Quand le calme fut retabli, on rcpondit aux ambassadeurs qu'aucun service rendu par les Romains, aucun outrage de la part des Carthaginois ne justifiait qu'ils se mobilisent pour les Romains contre les Carthaginois. Au contrairc ils entendaient dire quten Italie on expulsait de leurs terres et de leur pays des peuples de leur race27, qu'on exigeait d'eux un tribut et qu'on leur faisait subir toutes sortes de vexations. Ce fut a peu pres le meme scenario dans les autres assemblees Gauloises et il ne fut pratiquement jamais question d'amitie ou de paix avant l'arrivee a Marseille." Tite live
deuxième guerre punique (218-202 avant J.C.) Romains et Carthaginois se disputèrent avec acharnement l'alliance des royaumes numides. -219/218: siege et prise de Sagonte (automne 219, pour Tite-Live: 218); 1'ambassade romaine a Carthage et declaration de guerre, P. Scipion debarque a Marseille (ete -218) et confie a Cn. Scipion la direction de la guerre d'Espagne; Hannibal passe le Rhone, franchit les Alpes (aout septembre -218); bataille du Tessin (fin novembre), de la Trebie (decembre). -217 (fin juin): bataille du lac Trasimene; designation de Fabius (dictateur) et de
Minucius (maitre de la cavalerie); P. Scipion rejoins son frere en Espagne (automne). -216 defaite d'Hasdrubal en Espagne (automne) -216 mort de Gelon, fils de Hieron; Alliée à Hannibal, la cavalerie numide se distingua brillamment. Elle parvint à envahir l'Iberia, la Gaule, traversant les Pyrénéees ; puis lesAlpes, contribuant à remporter en 216 avant J.C. la bataille de Cannae, la plus célébre victoire des troupes de Hanninal, demeurée, à ce jour, dans les annales militaires, comme un exemple de stratégie et de tactique. La résistance et la robustesse des montures et des cavaliers numides y jouèrent un rôle considérable. -215: mort de Hieron (printemps), avenement de Hieronyme, defection de Syracuse; mort du consul designe L. Postumius en Gaule;
Philippe envoie des ambassadeurs a Hannibal; siege de Cumes; soumission de la Sardaigne;
resistance de Nole (automne); reddition de Locres et de Crotone; succes des Scipions en
Espagne. -213: prise par les romains d'Arpi; siege de Syracuse (suite); prise de Tarente (?); les Scipions envoient une ambassade a Syphax, roi des Numides; alliance des Carthaginois avec Masinissa, fils de Gala. ARCHIMÈDE, savant (Syracuse 287 av. J.-C.-id. 212). Archimède dirigea la défense de Syracuse attaquée par Rome. Pendant trois ans, il tint en echec l'armée de Marcellus. Il fit consuire des machines pour lancer à de grandes distances des traits ou des pierres. Au moyen de miroirs ardents formés par des miroirs plans judicieusement associés il enflammait, dit-on, les vaisseaux des assiégeants. Cependant, les Romains étant entrés dans Syracuse par surprise, Marcellus ordonna qu'on épargnât le grand homme. Mais celui-ci fut tué par un soldat. -213 Rome prend Syracuse -212: execution des otages de Thurium et de Tarente; defection de Tarente a ['exclusion de la citadelle; defection de Thurium; mort du proconsul Ti. Sempronius Gracchus dans une ambuscade; les Romains mettent le siege devant Capoue (automne); capitulation de Syracuse; mort de P. et de Cn. Scipion; reprise des operations en Espagne sous le commande ment de L. Marcius; fin de la campagne de Sicile (entree de l'hiver). Scipion L'AFRICAIN part, en - 211, dans la péninsule Ibérique pour venger son père et ouvrir un second front contre Hasdrubal, dont le frère, Hannibal, ravage l'Italie. Il assiège et prend Carthagène, place forte économique, vitale pour le camp punique. Sa droiture le rend populaire auprès des indigènes, lassés de l'occupation carthaginoise. Il peut, alors, rallier facilement les Ibères à sa cause et soumettre l'ensemble de l'Espagne orientale. La guerre en Iberia achevée et dans la perspective de la guerre en Afrique, Carthaginois et Romains recherchèrent l'alliance du roi numide. Scipion L'AFRICAIN décida alors de traverser le détroit de Gibraltar pour négocer avec Lui. D'après Tite-Live, alors que Scipion entrait au port, Hasdrubal y arrivait aussi. Ainsi, ces deux ennemis se retrouvaient-ils sur le territoire du prince numide flatté de voir les deux plus grandes puissances du monde venir solliciter, en même temps, son amitié. -210-208 ( ?): naissance de Polybe. -205 Aidé par Massinissa, roi de Numidie détrôné par Syphax, allié des Carthaginois, Scipion ruse, feint de négocier, endort la méfiance de l'adversaire. Une nuit, il fond avec toute son armée sur le camp punique, et achève ce raid éclair par le massacre des Carthaginois à la bataille des grandes plaines. Les prévisions de Scipion se réalisent : Carthage, encerclée, rappelle Hannibal d'Italie. À regret, ce dernier quitte la péninsule qu'il occupe depuis quinze ans., -203: Hannibal quitte le sol de l'Italie. Pour reconquérir le royaume de son père, réduit par Syphax roi des Masaesyles, Massinissa s'allie aux Romains et Scipion fait prisonnier Syphax (-203) qui sera ramené à Rome, dont il épouse la femme, Sophonisbe.
-202: victoire de Scipion à Zama et fin de la deuxième guerre punique. Après Zama , les Carthaginois doivent reconnaître Masinissa comme roi de Numidie. Il favorise l'urbanisation du pays, et fait de Cirta sa capitale. Voulant dominer l'Afrique, il empiète sur le domaine de Carthage, qui lui déclare la guerre, mais est vaincue. Il restera toute sa vie un allié des Romains. CIRTA Constantine Appelée SARIM BATIM par les Carthaginois CIRTA, recèle, en plus des restes des
civilisations néolithiquescomme la grotte de Bou-Zabaouine, d'importants vestiges de la
civilisation punique, ainsi, la stèle d'EL HORFA, qui atteste le maintien des cultes
puniques après la chute de Carthage. On peut supposer que les populations de l'intérieur
parlaient la langue punique, car Saint Augustin, quelques siècles plus tard, conseillait
à ses prêtres d'apprendre le punique, avnt de se rendre dans les villes de l'intérieur
et dans la campagne. Lors de son couronnement(-204), Massinissa avait 36 ans. Né en 238 avant J.C., il régna pendant 54 ans jusqu'à sa mort en 148 avant J.C. Pendant son long règne, il entreprit la construction d'un état unifié et monarchique. D'abord il s'attacha à sédentariser les populations et transforma les pasteurs nomades en agriculteurs. Il favorisa l'urbanisation de la Numidie, poussant les cultivateurs à former de gros bourgs, auxquels il donna une organisation semblable à celle des villes puniques. -195: Hannibal s'exile definitivement. 183: mort d'Hannibal. Massinisssa qui regardait avec intérêt l'Orient Grec, avait accepté la forme de civilisation que six siècles, placés sous l'influence de Carthage, elle-m^me hellénisée au cours des deux derniers siècles, avaient apportée aux élites Numides. Il voulait éduquer son peuple selon les méthodes hellénistiques. Dans son oeuvre d'unification, il empiéta sur le domaine de Carthage, qui lui déclara la guerre. Massinissa en sortit vainqueur. -149 -146. troisème guerre punique La puissance grandissante de Massinissa en Afrique inquiéta Rome, au point qu'en déclarant la guerre à Carthage en 149 avant J.C. (troisème guerre punique), elle visait aussi Massinissa. -148: mort de Masinissa. En détruisant Carthage en 146 avant J.C. et en créant la première colonie romaine en Afrique, Rome mettait une limite à l'extension territoriale de la Numidie et au renforcement de son pouvoir économique et Politique. Après la mort de Manastebal et de Gulussa, Micipsa hérita du royaume et régna pendant 30 ans (148-118 avant J.C.) La puissance de la Numidie unifiée inquiéta Rome, qui accentua la pénétration et obligea Micipsa à partager le royaume en indivis entre ses deux fils Hiempsal I et Adherbal et son neveu Jugurtha. Rome aurait-elle pu deviner que ce partage susciterait une guerre après
la chute de l'invincible Carthage? La Numidie se
soulèvera violemment et Rome aura, en Jugurtha, un ennemi aussi redoutable que Hannibal. Six armées romaines disparurent dans cette lutte mémorable. Jugurtha, aussi prompt dans la décision que dansl'action; adoré des Numidespour sa beauté; son courage et les ressources de son esprit, tint longtempsen échec les forces romaines. Jugurtha résista mais perdit Cirta pendant le siège de l'hiver 107-106 avant J.C.. Livré en 105 par son allié, il fut conduit à Rome, enchaîné. Il contempla la ville qu'il méprisa pour sa promptitude à se vendre. Il y resta prisonnier, jusqu'à sa mort. -105 Après sa défaite, son royaume fut partagé : Sous lautorité romaine, la Numidie devint avec lÉgypte le "grenier de Rome", fournissant blé et huile dolive. Bocchus reçut une partie de la Numidie occidentale. La Numidie orientale fut partagée en deux royaumes : La Numidie occidentale et la Numidie orientale qui revint à Gauda (105-88 avant J.C.) puis à Hiempsal II (88-68 avant J.C.) respectivement frère et neveu de Jugurtha. A sa mort, Bocchus plaça son fils Bogud sur le trône de la Mauritanie occidentale qui prit le nom de Bogudiana, et légua ses nouvelles provinces à son fils Bocchus II qui la dénomma Mauritanie de Bocchus. Ce partage eut lieu en 91 avant J.C.. Bocchus III régna jusqu'en 33 avant J.C. Il se déclara en faveur de Pompée. Néanmoins, César lui laissa ses états, puis il suivit Octavien, tandis que son frère Bogud soutenait Antoine et put ainsi régner sur toute la Numidie. -51 Cleopatre reine d'Egypte -30 L'Egypte devient province romaine après la mort de Cléopâtre Juba I succèda à Hiempsal son père, jusqu'en 46 avant J.C.. Il prit le parti de Pompée et anéantit l'armée de Soribornus Curio, qui débarqua en Afrique en 49 avant J.C.. Battu à Thapsus par César, il se donna la mort, comme le firent ses alliés, Scipion Scipion et Caton . . Son fils, le futur roi Juba II, enfant encore, fut emmené captif à Rome où il fut éduqué. Il épousa Cléopâtre Selené, fille de Cléopâtre et d'Antoine. Auguste lui restitua, pour un temps, la Numidie et en 25 av. J.C. il devint roi de la Maurétanie, dont la capitale fut Iol. Le phare de l'îlot date de son règne; il a été comparé; toutes proportions gardées, à celui d'Alexandrie. Cette construction atteste que Juba II, à l'instarde ses aînés, appliquait les principes d'une véritable politique économique. Le phare était l'une des élémentsde l'aménagement du port, destiné à développer sur la côte le trafic maritime, en vue du commerce aussi bien que des explorations géographiques. Ptolémée fils de Juba II; fut le dernier roi Numide. Il fut assassiné par Caligula, en l'année 42 de notre ère. A ce moment-là, la ville s'étendait sur 2,5 km de long et 1,5 km de large, et renfermait dans son enceinte un grand nombre d'oeuvres artistiques et littéraires. Les Romains; après la mort de Ptolémée, fils de Juba II, annexèrent la Maurétanie. Ils la divisèrent en deux provinces impériales: la Maurétanie Tingitane et la Maurétanie Césarienne, laquelle correspondait aux "Telles" Oranais et algérois et à la partie occidentale du Constantinois. Contemporain de Ptolomée, Tacfarinas dirigea larévolte des Numides contre l'impérialisme romain; sous le règne de Tibère. Dès l'année 17 de notre ère, il livra une guerre sans merci aux armées romaines. Cette lutte indépendantiste dura huits années. Le guerrier Mazipa, combatit à ses cötés. Malgré les demi-défaites de Tacfarinas; la guerre sanglante entre les Numides et Rome ne prit fin qu'en l'année 24, dans la bataille que lui livra le pré-consul Donabela en Auzia. (Aumale), où Tacfarinas trouva la mort au champ d'honneur comme le voulait la tradition numide. Tacfarinas tint tête à César, à qu'il envoya des Ambassadeurs. César, refusa ses revendications; argumentant que même celles de Spartacus n'avaient pas été prises en considération. La domination Romaine La Numidie est un territoire miliatire, dont le commandement est installé à Lambèse ; elle de viendera procince indépendante de la Proconsulaire en 198. A partir de 126, des voies de pénétration l'aideront à progresser par les pistes du Sud, mais elle se rétrécit vers le nord : Hippo Régius (Hippone) est en Proconsullaire, Igilgili (Jijel) en Maurétanie Sétifienne. La côte de Numidie a deux ports : Rusicade (Skikda) et Chullu (Collo). Le reste de l'Algrie forme la Maurétanie Césarienne. La Maurétanie était gouvernée à partir de Césarée (Cherchell). Sa frontière est plus méridionale, loin des monts du Hondna et des hautes plaines Oranaises; elle ne pénètre guère à plus de 100 km de la mer. Au-delà de cette band côtière, les populations numides continuent à suivre leur mode de vie, et à se battre contre l'occupation romaine. Les cités romaines dans la Numidie et la Maurétanie s'érigèrent sur les villes romaines dans la numidie, dont certaines connurent un grand essor et jouirent d'une grande renommée dans ces contrées anciennes. Hippone, Cuicul, Tiddis, Thevesli, Madouros, Tipaza, Siga, Ténès, et probablement les plus importantes villes romaines eurent comme assises les villes numides elles-même, fondées le long de la côte, sur l'emplacement des comptoirs phéniciens. Les plus importantes ruines des villes romaines, se trouvent à l'est de la Maurétanie Césarienne, dans les Aurès, et au nord de la Numidie. Si la sédentarisation s'est faite au temps des phéniciens et des Royaumes numides, c'est l'urbanisation qui constituera la base de l'empire romain. Le nombre et la splendeur monumentale des cités romaines que révèlent les imposantes ruines de Timgad, Lambèse, Djemila-Cuicul, Tiddis, Tipaza . . . témoignent du rôle joué par les Cités africaines. Petite ville numide, à 17 km de Cirta-Constantine, Tiddis recèle d'importants vestiges de cette période. Les fouilles archéologiques ont montré que Tiddis, tout au long de son histoire, a eu une vocation : la poterie. On y a découvert un vaste quartier de potiers, dont les ateliers sont équipés de fours, de douves et la plus belle collection d'outils de toutes les époques, y compris l'époque punique. Les fouilles ont permis de découvrir des vases puniques et des lampes grecques du V siècle avant J.C.. Dans les tombeaux situés aux abords de la ville - les BAZINAS, sépultures très évoluées - on a trouvé des vases d'un aspect inconnu. Il s'agit d'un décor peint, géométrique, avec des bandes d'oiseaux et des danseurs très stylisés. Bref, de la poterie Kabyle, telle qu'elle est fabriquée aujourd'hui encore par les femmes, sans tours, par des techniques immémoriales... Tiddis renferme aussi des vestiges anciens, des DOLMENS, sur le versant occidental du plateau ; et, surplombant de part et d'autre le ravin de Kheneg s'élève une cinquantaine de Bazinas au pied de la montagne à l'est. Au IVe siècle apr. J.-C., alors que les légions romaines appelées à défendre lEmpire en déclin, se retirèrent de Numidie, la région fut, pour un temps, déclarée indépendante, sous la pression du mouvement donatiste. La population berbère latinisée, tôt convertie à la foi chrétienne, sétait en effet massivement ralliée à cette secte chrétienne, persécutée par les autorités romaines, après que le christianisme fut devenu religion officielle de lEmpire (313), tandis que les tribus berbères des montagnes, non latinisées, continuaient à résister. Saint Augustin, né à Tagaste (Souk-Ahras), 354-430, est le plus célèbre des Pères de l'Eglise Latine et le plus gra,nd esprit des premiers siècles du Christianisme, en Occident. Evêque d'Hippone, dès 396, il mourut dans la ville assiégée par les Vandales. L'influence de Saint Augustin, est sans doute celle qui a marqué le plus la théologie de tous les temps, car son oeuvre a quelque chose d'universel. Toute sa pensée est centrée sur deux problèmes essentiels : Dioeu et le destin de l'homme. 429 les
Vandales envahissent l'Afrique du Nord. 439 Geiséric( Vandales) s'empare de Carthage. Pillée par les Vandales en 440 puis reconstruite par Justinien, Carthage céda, à la fin du VIIe siècle, la place à Kairouan. Depuis quelques années, un mouvement culturel aspire à la renaissance de Carthage. V siècle: la révolte de la population montagnarde. En 533, les Vandales furent chassés par les armées de lempereur byzantin, Justinien Ier, dont le rêve était de faire renaître la splendeur de lEmpire romain. La conquête byzantine, pourtant, se limita seulement à lest du pays. +636+646 Perte par l'empire byzantin de la Syrie et l'Egypte prises par les arabes Les Byzantins arrivèrent en Afrique du Nord vers le milieu du VI siècle, et,
si leur occupation fut limitée dans l'espace, lle dépassa largement le teritoire occupé
par les Vandales. Le rêve de Justinien Ier seffondra lorsque, en 647, les Arabes, porteurs dune nouvelle religion, lislam, se lancèrent à la conquête de lAfrique du Nord. À lest, dans les Aurès, ils durent sopposer à la résistance de deux chefs berbères, Kusayla et la Kahina, une prophétesse. Mais, dès le début du VIIIe siècle, les Berbères se soumirent et se convertirent massivement à lislam. Des chefs de guerre, tel Musa ibn Nusayr, sillustrèrent même dans les troupes qui combattaient pour lexpansion de lislam. Dès le début du VIIIe siècle, lAlgérie, comme lensemble du Maghreb, était devenue une province placée sous lautorité des Omeyades. Les Arabes y constituaient une élite urbaine. 647, Les Arabes pénétrent pour la première fois dans le Maghreb, ils trouvent une province affaiblie par son isolement. L'avénement de l'Islam au VIIe siécle est un des faits les plus considérables de l'histoire du Maghreb. En l'an 681, avec l'arrivée de Sidi-Okba, l'Algérie entre dans l'histoire de l'Islam, car cette religion nouvelle obtient de plus en plus l'adhésion de la population qui participera à la conquête et à l'islamisation d'une grande partie de la péninsule ibérique; IXème siècle de notre ère, Au III ème siècle de l'Hégire, l'Afrique du Nord, toute entière, était conquise par l'Islam. Ce fut une conquète spirituelle sans précédent. Après 740, tandis que se multipliaient les querelles de succession pour le califat, les Berbères se dressèrent contre lautorité califale et, comme beaucoup de ceux qui, dans la communauté musulmane, luttaient contre la domination arabe, ils rallièrent les kharijites, dissidents fondamentalistes et démocrates de lislam. Une communauté kharijite subsiste dailleurs aujourdhui dans le Mzab (ibadites). Les Berbères kharijites fondèrent plusieurs petits royaumes.
1035 C'est en 1035 que les Almoravides, vont entrer dans l'Histoire. Guidés par le Saharien Yoûsof, fils de Tachfin, ils s'attribuent une mission religieuse. Yoûsof a laissé les plus beaux monuments de l'art musulman, en Algérie. A la première étape de sa traversée, il remonte à agadir où il fonde Tagrart qui sera son lieu de résidence. Son modeste palais sera plutôt une dépendance de la Grande Mosquée. Almoravides 1056-1147 Afrique du Nord et Andalousie Tlemcen ne fut qu'une étape ; les Almoravides s'emparèrent de Nédroma, Ténès, mais ne dépassèrent pas Alger. Les mosquées sont le plus beau legs des Almoravides. La date de la construction de la Mosquée de Nédroma est attesté par une inscription sur bois de cèdre qui couronnait le Minbar. Ces vestiges sont conservés au Musée des Antiquités du Parc de la Liberté à Alger. C'est aussi l'inscriptin de la chaire qui nous permet de dater la Grande MOSQUEE D'Alger (1096). L'architecture s'inspire de celle de la Grande Mosquée de Cordoue. A Nédroma comme à Tlemcen et à Alger, l'art andalous exerce une grande influence. Pur la Grande Mosquée de Tlemcen, Yoûsof voulait un édifice simple et ainsi apparaît-il au visiteur qui pénètre dans la Mosquée par la face latérale. Le dépouillement architectural, où nous reconnaissons l'austérité du chef Saharien, fait contarste avec l'abondance décorative de la nef centrale, plus tardive, avzec ses plafonds aux poutres sculptées, le mirhab qui se creuse dans le mur du fond et la coupole qui précède cette niche. Une inscription sur la corniche nous indique qu'elle fut exécutée en 1136. Le cadre du mirhab et la coupole dont les arceaux s'entrecroisent et soutiennent des panneaux de plâtre ajourés s'inspirent de la Grande Mosquée de Cordoue. S'y ajoutent des éléments de l'art hammadite telles les stalactites qui surmontent les arceaux entrecroisés.
de 1147 à 1269 la dynastie berbère des almohades régna sur l'Afrique du Nord et sur la moitié de l'Espagne. "La prospérité du royaume almoravide fut interrompue par l'apparition d'El-Mahdi, fondateur de la dynastie des Almohades . . .". C'est ainsi qu'Ibn El-Khaldoun introduit ce nouveau personnage qui modifiera le cours de l'histoire du pays. C'est une époque mouvementée, où l'on assite à la fin de la grande épopée almoravide. A la fin du règne d'Ali Ben Yoûsof en 1192, les Masmoûda disposaient déjâ de forces redoutables. Se dirigeant vers l'est, les troupes Almohades commandées par Abd-El-Moûmin arrivèrent aux monts de Tlemcen. En Espagne comme au Maghreb, les Almoravides furent incapables de résister aux Almohades. Seuls échappèrent les "hommes voilés", qui tenaient les Baléares : les Béni Ghânya, qui joueront un rôle non négligeable dans l'histoire de l'Algérie. Ibn Toûmert, dit El-Mahdi, fut le précurseur du mouvement almohade. Disciple du théologien Ghazali, ce réformateur veut appliquer en Occident les préceptes de son maître. Partout, il censure les abus et captive les auditeurs par son éloquence. Il porte contreverse sur le terrain de la théologie alors que les Almoravides faisaient de la jurisprudence, leur arme de combat. Ses partisans; les "Al-Muwahhidûn" (les Unitariens), professaient le dogme de l'unité de Dieu dans toute sa pureté. L'Algérie va prendre place dans l'histoire frâce au rôle joué par Abd El-Moumin, né à Nedroma. Grand Chef guerier, il dirigea trois campagnes qui conduisirent à l'unification de l'Afrique du Nord. De cette époque date le premier cadastre de l'Afrique du Nord : en 1159, Abd El-Moumin ordonna l'arpentage de l'Ifroquiya et du Maghreb. On mesura depuis la Cyrénaîque jusqu'à l'oued N'oun, de long en large. On retrancha de cette surface un tiers pour les montagnes, les rivières, les lacs salés, les routes et les déserts. Les deux tiers restants furent frappés du Kharadj ou impôt foncier. Ce fut là une grande innovation. 1198 Mort de Averroes à Marrakech (médecin et philosophe arabe né à Cordoue en 1126) Les Almohades souverains du Maghreb jouissaient d'un grand prestige tant en Orient qu'en Occident. Cependant l'Empire Almohade, rongé par les luttes intestines pour le puvoir et par la difficulté de gouverner un si vaste empire, commeçait son déclin. Ce fut d'abord l''Espagne, qui échappa au califat almohade, suivi par la Tunisie (1236) avec les Hafsides, Tlemcen (1239) avec les Abd-Alwadides, le Maroc (1269) avec les Merinides, qui prirent Marrakech. Ce fut la fin de la dynastie almoravide. C'est ainsi que la dynastie berbère des almohades régna sur l'Afrique du Nord et sur la moitié de l'Espagne de 1147 à 1269. Lanéantissement des Almohades, en 1269, déclencha une rude bataille commerciale entre chrétiens et musulmans pour le contrôle des ports de la Méditerranée. La région fut partagée entre trois dynasties berbères : les Mérinides à Fès, les Abdelwadides à Tlemcen et les Hafsides à Tunis. Dès la fin du XVe siècle, après la reconquête chrétienne (la Reconquista) de la totalité de lAndalousie, lEspagne occupa plusieurs ports de la côte algérienne (Mers el-Kébir, Oran, Béjaïa). Les Abdelwadides acceptèrent le protectorat espagnol, mais les autorités religieuses des villes portuaires, soutenues par la population, engagèrent des corsaires, qui capturaient les navires marchands et retenaient léquipage et la cargaison en échange dune rançon. 1518, Alger et plusieurs autres ports furent assiégés par les Espagnols; les Turcs ottomans furent appelés à la rescousse. Au début du XVIe siècle, Alger subit l'attaque des Espagnols (1514) qui occuperont la ville jusqu'à l'arrivée des frères Barberousse, en 1516. Ces derniers s'étant placés sous la protection de Constantinople, Alger devint la capitale d'un Etat algérien, plus ou moins vassal de l'Empire Ottoman. Malgré la rivalité entre les Janissaires turcs et les "raïs", Alger connut une grande prospérité lors de l'apogée de la "course" au XVIIe siècle. Les Barberousse, deux frères corsaires, dorigine grecque ou sicilienne selon les sources et convertis à lislam, obtinrent du sultan Soliman le Magnifique dêtre envoyés en Afrique du Nord avec une flotte. Ils chassèrent les Espagnols de la plupart de leurs nouvelles possessions, résistèrent au siège de Charles Quint devant Alger (1541). 1549 Naissance de Ahmad al-Mansur, sultan du Maroc 1554 Les Abdelwadides furent déposés. Khayr al-Din, le plus jeune des Barberousse, fut nommé beylerbey, c'est-à-dire représentant du sultan en Algérie Les Abdelwadides furent déposés en 1554, et Khayr al-Din, le plus jeune des Barberousse, fut nommé beylerbey, cest-à-dire représentant du sultan en Algérie. Proconsuls militaires dAfrique, ces "rois dAlger" exercèrent leur autorité non seulement sur la zone littorale, mais sur les pachas de Tunisie et de Tripolitaine. En raison de son éloignement de Constantinople, la régence dAlger fut gouvernée comme une province autonome. Conséquence indirecte de la Reconquista espagnole, létablissement des Ottomans en Algérie déboucha sur la mise en place dune monarchie élective et des formes de gouvernement qui marquèrent profondément lAlgérie : au XVIIe siècle, Alger choisissait son dey qui recevait ensuite linvestiture de Constantinople. Lordre était en principe assuré par deux forces militaires rivales, lodjaq, la milice des janissaires, et la taïfa des raïs, la corporation des corsaires. Mais larrière-pays, le Sud, le Constantinois, la Kabylie, échappait au pouvoir de la régence dAlger, qui fut essentiellement une "colonie dexploitation". Le pouvoir ottoman eut recours à la formation de smalas (colonies militaires) et aux maghzens, des tribus privilégiées qui faisaient rentrer limpôt. Empire Chérifien 1525-2---- Maroc 1603 Mort de Ahmad al-Mansur, sultan du Maroc 1664 Moulay Rachid fonda la dynastie alaouite, qui règne encore de nos jours sur le Maroc 1827 Charles X se lance dans un blocus naval et dans une expédition militaire contre Alger Dominée par la forteresse de la Casbah, la ville d'Alger couvrait toutes les pentes de l'acropole et étendait, en bordure de la mer, ses riches quartiers commerçants semés de palais et de mosuées. Au début du XIXe siècle (4 juillet 1830) la ville fut prise par les Français. Après 1830, des monuments anciens furent détruits pour faire place à des constructions administratives et militaires. Ne subsistèrent que la belle mosquée hanafite de la pêcherie (XIVe siècle) et la grande mosquée malakite (XIe siècle). Vers la fin du XIXe siècle, Alger devint un grand marché de vin, un important centre financier et un grand port. 1831 Les troupes françaises s'emparent d'Alger 1837 Par le traité de la Tafna, la souveraineté d'Abd el-Kader est reconnue 1839 Abd el-Kader déclare la guerre sainte contre la France 1839 : Début de l'ère des réformes dans l'Empire ottoman. 1839 L'empire Ottoman "cède" l'Algérie à la France 1840 Bugeaud devient gouverneur général de l'Algérie 1870 Le décret Crémieux accorde la citoyenneté française aux 32 000 juifs d'Algérie 1871 Insurrection en Kabylie Pendant la Seconde Guerre mondiale, Alger joua un rôle important dans le débarquement des troupes alliées et devint le centre des décisions politiques et militaires en Afrique du Nord. 1945 8 mai : Le jour de la victoire, une sanglante explosion de violence est durement réprimée à Sétif. Guerre d'Algérie Pendant la guerre de libération contre l'occupant français (1954-1962), Alger fut un important foyer de la lutte armée. La Bataille d'Alger constitue un moment historique de grande signification. 1954 01.11. Le C.R.U.A. (Comité révolutionnaire de l'unité algérienne) déclenche la
rébellion armée. 2 Novembre 5 Novembre Le gouvernement français envoie des renforts en Algérie. 7 Novembre 8 Novembre 1 au 15 Decembre 18 Janvier Effectifs francais porte a 80 000 soldats contre 49 700 en Novembre 1954. 3 Mars 1er Avril 30.09. L'Assemblée générale de l'ONU vote l'inscription à l'ordre du jour de
l'affaire algérienne. 14 décembre : Le général Raoul Salan est nommé commandant en chef en Algérie. 1957 les tortures et exécutions sommaires 7 janvier : Les parachutistes du général Jacques Massu passent à l'offensive à
Alger.
Victoire contre l'impérialisme..."Pendant sept ans et demi d'une guerre cruelle le peuple algérien a tenu tête à l'une des plus fortes puissances coloniales du siècle: plus d'un million de soldats français ont été mobilisés à cet effet avec tout leur armement moderne: aviation, artillerie, blindés, marine. La France est arrivée à dépenser jusqu'à trois milliards de francs par jour. Elle a bénéficié de l'appui massif de l'OTAN dans tous les domaines: militaire, financier, diplomatique, moral. Elle a tenté avec l'aide d'une grande partie du peuplement européen en Algérie, de lutter désespérément pour le maintien de l'Algérie française . Face à cette puissance qu'avait à opposer le Peuple algérien ? D'abord sa foi en la justesse de sa cause, la confiance en lui-même et en ses destinées et la volonté inébranlable de briser les chaînes du colonialisme; ensuite, et surtout, son unanimité dans la lutte. Les Algériens - hommes et femmes, jeunes et vieux, d'Alger à Tamanrasset et de Tebessa à Mamia - se sont dressés dans leur totalité dans la guerre de libération. Ni les tentatives de division, ni la présence de contre-révolutionnaires et de provocateurs dans leurs rangs n'ont pu altérer leur foi et leur unité. Les Algériens se sont sentis comme les organes d'un même corps dans cette lutte gigantesque. Le F.L.N. et l'A.L.N. ont été des instruments de combat efficaces au service du Peuple, et par leur action continue ont porté des coups sérieux au colonialisme. La Révolution algérienne a forcé l'admiration de tous. Elle jouit actuellement d'un prestige universel qui lui vaut de nombreux appuis. A nos frères Maghrébins et Arabes, au pays socialistes, aux peuples du tiers monde, aux démocrates de France et d'Europe qui nous ont aidés, nous devons aujourd'hui d'exprimer notre reconnaissance pour leur soutien et leur solidarité. Cette lutte a été d'un précieux enseignement pour les peuples subjugués
encore par l'impérialisme. Elle a détruit le mythe de l'invincibilité de
l'impérialisme. Tout en conduisant à la libération de l'Afrique, elle a démontré
qu'un peuple aussi petit soit-il, et avec des moyens réduits, peut tenir tête à un
impérialisme même très puissant et arracher sa liberté." "L'Algérie, pendant l'année dont nous parlons [1961-1962], a été une
terre maudite. Tous ceux qui y ont touché se sont sali les mains. Les responsables sont
dans tous les camps. Le F.L.N., le pouvoir, les barbouzes, les gendarmes, les autorités
civiles : personne ne s'est montré brillant, ni tout à fait honnête. Ce fut une vaste
foire d'empoigne, où le plus fort et le plus rusé a gagné. Si elle ne sut pas se
montrer unie, l'O.A.S. (1) avait au moins des motifs pour expliquer son action. L'avenir a
prouvé que les pieds-noirs avaient quelques raisons de ne pas vouloir l'Algérie
algérienne." "Les signataires d'Evian, les Français en particulier, peuvent-ils assurer
que la paix raciale est là, que la vie communautaire juste et équitable va régner par
enchantement, que les adversaires d'hier vont, fraternellement, bâtir une Algérie
nouvelle ? depuis l'indépendance, le Grand Alger, en continuel développement, abrite près de 3 000 000 d'habitants. Capitale politique et intellectuelle, Alger est aussi un imortant centre industriel. Le port d'Alger est le premier port d'Algérie.
Torture en Algérie : deux
généraux français affrontent leur mémoire Le quotidien publie également une interview du général Paul Aussaresses, ancien responsable des services de renseignement à Alger, qui reconnaît avoir pratiqué des "exécutions sommaires" : "la torture ne m'a jamais fait plaisir, mais je m'y suis résolu", dit-il. Il nie avoir pratiqué la torture lui-même, mais reconnaît avoir procédé à 24 "exécutions sommaires"
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